Figeac

figeac-okFigeac, ville natale de Jean François Champollion, avec sa place des écritures et ses vieux quartiers.

Un patrimoine d'exception et une politique active de valorisation ont permis à Figeac d’entrer dans le réseau national des "Villes et Pays d'art et d'histoire". Modestes demeures, palais urbains du XIVe siècle, hôtels particuliers de l’âge classique content en effet l’histoire ininterrompue de l’architecture civile depuis le XIIe siècle. La ville, peu touchée par les grands travaux du XIXe siècle, possède encore sa trame urbaine du Moyen Age : des ruelles étroites et sinueuses, des places intimes. Figeac a vu naître le célèbre égyptologue Jean-François Champollion auquel un musée est consacré. Au cœur de la ville ancienne, il a réalisé un espace public où se déroule notamment le texte écrit en deux langues et trois écritures de la célèbre pierre de Rosette, l’un des documents qui permit à Jean-François Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes.

Géographie 

Située sur la rive droite du Célé, au débouché de l'Auvergne et du Haut Quercy, bâtie en amphithéâtre sur les pentes du puy Sainte-Marie.

Le pèlerinage de Compostelle 

Figeac est sur la Via Podiensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle en provenance de Saint Félix ou de Saint-Jean-Mirabel, et avant Béduer, et son château de Barasc.

Figeac avait un hôpital Saint-Jacques.

Histoire 

Les temps anciens

Une voie romaine franchissait le Célé à gué et l'on a trouvé des restes de murailles et des sarcophages gallo-romains.
Selon la légende, un vol de colombes, dessinant une croix dans le ciel, sous les yeux de Pépin le Bref, décida de la fondation, en ces lieux, d'un monastère, en 753. Le roi aurait dit Fiat là ! (qu'il [le monastère] soit fait là ! ), cette expression aurait donné le nom Figeac. Un miracle en appelant un autre, en 755, le pape Étienne II, venu bénir l'église, vit Jésus lui-même escorté par des anges, venir consacrer le monastère. Quoi qu'il en soit, le lieu était déjà habité dans l'Antiquité.

Au Moyen Age, la féodalité

Selon Malte-Brun , une abbaye aurait été fondée dans la première moitié du viiie siècle. En 861, les normands y auraient tué soixante moines après avoir massacré les habitants réfugiés dans l'église.
Une abbaye, fut fondée en 838, après le pillage du monastère par les Vikings. Bien située sur les chemins de Compostelle et de Rocamadour, elle prospéra et entraina rapidement le développement d'une agglomération. Des problèmes d'autorité s'étant élevés entre les consuls et l'abbé, Figeac passa sous la dépendance de Philippe le Bel en 1302. Le roi lui accorda le rare privilège de battre la monnaie. Grâce à un artisanat prospère, la ville s'enrichit. Selon Malte-Brun , en 1318, Philippe le Long, satisfait des habitants de Figeac qui l'auraient promptement reconnu roi de France, confirma les prérogatives, libertés, franchises déjà obtenues. Il accorda une charte particulièrement favorable : sceaux,drapeaux, consuls choisis parmi les habitants. Ils possédaient les murs, tours, remparts et fossés. Ces privilèges furent confirmés par Philippe de Valois (1334) et Louis XI (1463).
Au service des Anglais, Bernardon de la Salle s'en empara en 1372 mais l'abandonna l'année suivante. Au service des Anglais, Bernardon de la Salle s'en empara en 1372 mais l'abandonna l'année suivante.

Les guerres de religion

Les guerres de Religion trouvèrent la ville divisée. Jeanne de Genouillac, fille de Galiot, seigneur d'Assier, travailla à gagner la population à la foi nouvelle. Les protestants tentèrent de s'emparer de Figeac en 1568. En 1576 les calvinistes à l'intérieur de la ville ouvrirent les portes à ceux de dehors. Les armées protestantes s'emparèrent de la ville, se livrèrent à un massacre et brûlèrent une partie de la ville. La colline du Puy fut transformée en place forte . L'édit de Nantes laissa la ville aux protestants et ce n'est qu'après la chute de Montauban, en 1622, que Louis XIII fit démanteler la citadelle.

De la révolution à nos jours

Figeac vue généraleLe xviiie siècle fut une période de prospérité au cours de laquelle les murailles défensives ainsi que les fossés disparurent. La Révolution vit la guillotine faire tomber cinq têtes, place de la Raison. Lemaréchal Ney se cacha à Figeac, peu avant son arrestation.
Le 12 mai 1944, en répression aux harcèlements des résistants quercynois, les Allemands de la 2e division SS Das Reich déportèrent 800 Figeacois.

 

Économie 

Figeac, ville d'histoire, est tournée vers l'avenir, grâce à deux sous-traitants aéronautiques de rang international : Ratier-Figeac et Figeac Aero.

Ratier-Figeac (Ratier), fondée en 1904, fabrique des hélices depuis 1908 et est devenue le premier hélicier mondial, grâce notamment au transfert de fabrications réalisées aux États-Unis par Hamilton Sundstrand (actionnaire à 100%) et destinées à l'US Navy, et à sa sélection pour la conception et la fabrication de l'hélice de l'Airbus A400M. L'activité hélices connaît une forte croissance depuis quelques années suite à l'augmentation du prix du kérosène, ce type de moteurs, bien que plus bruyant, étant plus économe en énergie. Ratier-Figeac fabrique aussi des actionneurs de plan horizontal arrière, des vérins de portes et des équipements de cockpit (mini-manches pilote et co-pilote) pour divers avions de la gamme Airbus (A300/A310,A320,A330/A340, A380) et Bombardier (CRJ-200, CRJ-700, ... ), ainsi que des pièces d'hélicoptères. Figeac Aero réalise des prestations d'usinage de pièces de structure et de moteurs, et de fabrication de sous-ensembles pour les donneurs d'ordre aéronautiques. L'entreprise a connu une forte croissance ces dernières années en obtenant notamment des contrats outre-atlantique. 

Aérodrome de Figeac-Livernon

Activités et références culturelles

Le film de Louis Malle intitulé Lacombe Lucien, a été tourné à Figeac. Il traite de la résistance et de la collaboration en 1944. Le film "Né en 68" a également été tourné à Figeac et dans ses environs

Des festivals ont lieu chaque année, le Chaînon manquant festival « pluridisciplinaire d’artistes en découverte » qui a lieu au printemps, puis le Festival théâtral de Figeac dirigé par Marcel Maréchal en juillet, et les Rencontres musicales de Figeac au mois d’août.

Monuments et lieux touristiques 

Figeac est classée ville d'art et d'histoire et a été reconnue par le Conseil Régional Midi-Pyrénées comme l'un des 18 Grands Sites de Midi-Pyrénées. La vieille ville a gardé son plan et ses ruelles tortueuses du Moyen Âge et l'on peut y voir de nombreuses maisons anciennes en grès, comme l'hôtel de la Monnaie du xiiie siècle, converti en musée, le château de Balène, forteresse médiévale, et aujourd'hui centre d'art contemporain, ou l'hôtel d'Auglanat du xve siècle.

Religieux

Eglise saint sauveur de Figeac

L'église Saint Sauveur

Cette église, reste de l'abbaye qui se rattacha à Cluny à la fin du xie siècle, fut consacrée en 1092. Saint Hugues en fut l'abbé. Bien que très modifiée au cours des siècles, soit du fait d'embellissements, soit à cause des dégâts causés par les guerres de Cent Ans ou de Religion, elle conserve néanmoins fière allure.

C'est une église de pèlerinage, semblable par ses dimensions à Saint-Cernin de Toulouse ou Sainte-Foy de Conques, dotée d'une triple nef, d'un vaste transept, d'un déambulatoire et d'une abside à chapelles rayonnantes. L'ancienne salle capitulaire est décorée de bois polychrome du xviie siècle.

L'église des Carmes

Ancienne église Saint Thomas, il s'agit de l'église la plus modeste en dimension de la ville. Située à proximité de l'hôpital, à l'entrée de Figeac, elle est le dernier témoin de l'ancien couvent Carmélite qui fut jadis établi à cet endroit.

L’église Notre-Dame du Puy 

Eglise notre dame du puy FigeacLa bien nommée, puisqu'elle domine tout Figeac, sur la place du Foirail. Cette église d'origine romane fut plusieurs fois remaniée, notamment aux xive siècle et xviie siècles, lorsque les trois travées centrales furent réunies en une seule ; le chœur renferme de beaux chapiteaux romans sculptés et un grand retable en noyer, daté de 1696. C'est pourtant la plus ancienne paroisse de Figeac, née, selon la tradition, d'un miracle : La Vierge y aurait fait fleurir un rosier en hiver.

C’était le siège d’une confrérie Saint-Jacques.

Autres lieux

Musée Champollion 

La ville abrite le musée Champollion "les écritures du monde" . Plus de 6000 visiteurs par an peuvent découvrir à travers les collections comment l'écriture est apparue dans le monde depuis 5000 ans.

La place des Écritures

Place des ecritures FigeacEnchâssée dans un ensemble architectural médiéval, son sol est couvert d'une immense reproduction de la pierre de Rosette (14 x 7 m), sculptée dans du granite noir du Zimbabwe par l'artiste conceptuel américain Joseph Kosuth. Inaugurée en avril 1991, cette importante œuvre contemporaine demande également à être contemplée depuis le jardin suspendu qui domine la place. Dans une courette attenante, la traduction en français des inscriptions est gravée sur une plaque de verre.

 

 

La place Carnot 

Ancienne place de la Halle, elle est entourée de maisons imposantes, certaines en torchis, aux balcons de fer forgé, sous les toits s'ouvrent des galeries couvertes, les soleilhos.

Pierre Cisteron (1589-1684) armurier de Louis XIV a habité une maison à tourelle du xve siècle qui occupe l'angle de la place. 

Les aiguilles 

Les deux "aiguilles" des environs de Figeac sont de grandes obélisques de pierre de forme octogonale reposant chacune sur un piédestal de quatre marches. Elles sont faites de pierres de taille cimentés. L'aiguille du Cingle, dressée au sud de la ville mesure 14,50 mètres. L'aiguille de Lissac ou de Nayrac, dressée à l'ouest, mesure 11,50 mètres.

On pense qu'il y en avait jadis quatre : une aiguille à chacun des quatre points cardinaux, mais on ne connait toujours pas leur utilité exacte. Etaient - elles des repères pour les voyageurs sur la route de Saint Jacques de Compostelle, ou des bornes limitant les terres du monastère de Figeac ?

Les ponts sur le Célé

De l'amont vers l'aval, on trouve quatre ouvrages pour franchir le Célé .
  • Le pont du pin : c'est un pont médiéval comprenant deux voûtes construites au xiiie siècle et une troisième au xve siècle. Cette dernière enjambait le bief amont du moulin de Paramelle. Ce pont devait son nom à un grand pin disparu à la Révolution.
  • Le pont Gambetta : auparavant, à cet endroit, un ouvrage médiéval s'appelait le pont du Griffoul car les sources voisines de Fonts-Redonde étaient canalisées vers une fontaine située sur un avant bec du pont. Il fut reconstruit en 1883 et permet aujourd'hui le passage de la route de Villefranche-de-Rouergue et Rodez.
  • La passerelle sur le Célé : cette voie piétonne, située en face du Palais de Justice, fut conçue en 2003 par l'ingénieur Marc Mimram.
  • Le pont du Gua : Il doit son nom à un gué autrefois situé à cet emplacement. Un pont fut construit à cet endroit au xve siècle par les consuls. Ce pont fut reconstruit et inauguré en 2001. Il mesure 46,5 mètres de long et 10 de large.

Espaces vert

Figeac est récompensée par deux fleurs au palmarès du concours des villes et villages fleuris

Personnages célèbres 

  • François de Boutaric (1672-1733), juriste toulousain.
  • Jean-François Champollion (1790-1832), égyptologue français, à l'origine du déchiffrement des hieroglyphes.
  • Charles Boyer (1897-1978), acteur français.

Liens utiles

 

Article extrait de l'Encyclopédie libre Wikipédia

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